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L'olivier a beau être résistant et presque éternel, il n'en est pas moins vulnérable. Si le froid constitue de loin le pire des ses ennemis, il est aussi sujet à des attaques d'insectes et de parasites qui lui rendent la vie dure. Car si l'arbre peut survivre, en revanche la récolte elle souffre. Les agressions sont nombreuses et s'échelonnent tout au long des saisons sans laisser beaucoup de répit à l'oléiculteur. Pour autant la culture de l'olivier demeure très écologique. En règle générale, les oléiculteurs utilisent très peu de produits chimiques de synthèse. Et compte tenu de la récolte tardive des fruits, les résidus de molécules chimiques sont mesurés à l'état de traces. Aujourd'hui des producteurs de plus en plus nombreux se convertissent à une production biologique sans aucun traitements phytosanitaire chimique ou engrais de synthèse. Par ailleurs certains terroirs sont plus propices que d'autres car les faveurs du climat éloignent les insectes et les parasites. Les traitements naturels utilisés sont variables : la bouillie bordelaise, un mélange de chaux et de cuivre, une « mixture » de souffre et de sève de pin...etc. Le reste des secrets de lutte consiste à se servir des forces et faiblesses de la nature. Certains producteurs ont recours à la lutte biologique en utilisant des insectes : l'abeille Metaphyscus pour combattre la cochenille, les coccinelles...ou à des pièges sexuels dans lesquels viennent se prendre les insectes nuisibles. Pour nos producteurs d'huile d'olive biologique, il est important d'observer les changements climatiques, les apparitions d'insectes de telle manière à pouvoir anticiper les problèmes et de les traiter en amont par les méthodes douces et respectueuses de l'environnement qu'autorise la production bio.
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